On retourne un peu en arrière pour se retrouver en pays breton.
Cette fois-ci, on passe la frontière du Morbihan pour une
bourgade du Finistère, nichée au fond d ‘un estuaire. Elle porte un joli nom, j’adore les galettes fabriquées encore là-bas, je vous mets sur la piste si je vous dis que Gauguin
y séjourna quelque temps.
Bravo, vous avez trouvé, il s’agit bien de Pont-Aven (prière de prononcer « pontavène »)
Ce dernier, quand il y vint, c’était l’époque où les peintres
n’avaient pas un rond en poche (aujourd’hui tout est changé puisque pour la plupart d’entre nous
les poches sont vides)
Donc, ils vivaient un peu comme des pigeons voyageurs, Gauguin avait un pote de route
qui lui indiqua un « petit trou pas cher ». Voilà comment il y passa quelques années au milieu d’une population souriante, anti-conformiste, et qui plus est, parlait
français.
Vous voyez, ces gens là Messieurs et Mesdames, ils avaient déjà le sens développé de l'identité nationale, ils n'avaient pas
attendu Besson. Si un grand match de foot avait lieu (genre France contre Irlande), ils chantaient la Marseillaise pour soutenir les meilleurs, les non tricheurs.
Vive le ballon rond...
Bretons ils étaient, mais avant tout
français...
Il y créa même l’Ecole de Pont-Aven à la fin du XIXème siècle. C’est pourquoi encore aujourd’hui nombreux artistes oeuvrent dans cette cité qui regorge de galeries d’arts.
Ensuite, le Paul fut attiré par les chants des sirènes lointaines, à Tahiti, il s’en alla voir et peindre les vahinés (ça le changea sûrement beaucoup des petites bretonnes avec leurs coiffes sur la tête…)
Nous avons pu déguster (avec les yeux) Pont-Aven et ses moulins, et oui il en fallait
pour produire la farine et fabriquer les célèbres galettes.
Nous avons traversé de jolis petits ponts avec des rambardes réalisées de branches
noueuses et des endroits très fleuris. Nous y avons même retrouvé le fameux rosier de notre Lhoralys.
Attention à toi Lolita, si tu tombes dans le ruisseau, tu te retrouverais dans l’Aven qui descend comme un
filet très rapide des Montagnes Noires (et oui ils ont des montagnes en Bretonie).
Evidemment, on ne peut pas visiter une si jolie cité sans voir son église
(cette fois-ci, nous n’y sommes pas entrées) ou bien encore une maison
avec des volets peints en bleu, si typique de la région.
J’ai parlé des galettes mais il existe une autre spécialité bretonne dont je raffole, ce sont les bonbons de caramel à la crème et à la fleur de sel, hum quel régal !!! Dommage pour vous, je ne peux plus vous en proposer, ils sont tous passés par mon estomac mais je vous mets une tyte photo de la boîte
que j’aime bien : la petite famille bretonne avec le
père, son chapeau rond et ses sabots, la marmite qui bout dans la cheminée, les belles bassines en cuivre qui pendent sur le mur, sentez-vous bien cette atmosphère chaleureuse ?
« Atmosphère, atmosphère… » aurait dit Arletty avec sa gouaille.
Pour finir,
je me pose une question puisque Pont-Aven est à la fois cité des peintres et de la galette, existerait-il un
rapport avec le Moulin de la Galette à Paris,
moulin
qui connut, lui aussi, de bien grands peintres avec ses bals populaires ?
J'espère vous avoir fait profiter d'une belle balade et de notre plaisir.
A bientôt, attention à vous, j'arrive avec ma tyte voiture vous livrer de
je dirais que les froussardes, les frileuses, les planquées...sont bretonnes, oui Miss Betty, c'est
ainsi.
vous vous dites que c'est quelqu'un qui joue à la souris. Qui est-ce ? Vous allez voir
qu'elle
elle est donc très attentive, très concentrée notre petite suisse sur
elle joue son rôle d'enseignante et Thierry est un arpet' très attentionné et méticuleux. Que lui enseigne t'elle ???